Actualité
vendredi 10 avril 2026

L’Édito du président – avril 2026

L’édito de Laurent Le Daniel, Président de la Confédération nationale des artisans pâtissiers, chocolatiers, confiseurs, glaciers, traiteurs

Réformer pour mieux transmettre

Depuis deux ans, la Confédération travaille sur la réécriture du référentiel du Baccalauréat professionnel Boulangerie-Pâtisserie. France Compétences nous demande désormais de revoir les référentiels de formation tous les cinq ans. Ce fut une véritable opportunité pour redonner de l’importance à la pâtisserie dans cette formation.

Je veux remercier ici tous ceux que nous avons désignés pour porter la voix de notre profession dans ce travail, qu’ils soient enseignants ou professionnels. On m’a rapporté que plus de 20 réunions d’une journée se sont révélées nécessaires, et ce avec des bénévoles passionnés par leur métier. Je veux remercier aussi l’Éducation nationale, avec qui nous travaillons en confiance pour le bien commun.

Dans l’ancien référentiel, les savoir-faire de boulangerie et de pâtisserie étaient mélangés tout au long du processus de formation. Dans le nouveau référentiel, il y aura deux années de tronc commun et une année de spécialisation au choix du candidat au baccalauréat. Nous savons qu’un certain nombre de savoir-faire sont communs à nos deux professions, notamment sur le travail des pâtes, plus spécifiquement sur la viennoiserie et la tarterie. C’était d’ailleurs l’objet de la CS Métiers du tour (anciennement MC), sur laquelle nos deux professions ont œuvré conjointement.

Notre filière a besoin de ce baccalauréat. Les nouveaux entrants dans la profession doivent avoir le choix de l’enseignement auquel ils peuvent prétendre, en fonction de leurs souhaits mais aussi, et surtout, de leurs capacités. Par ailleurs, les familles ont une plus grande confiance dans le baccalauréat que dans des filières parallèles moins faciles à identifier.

Il est clair que ce diplôme n’est qu’une étape, une première marche pour entrer dans le métier. S’il est de niveau 3, comme le BTM, l’Éducation nationale accepte dorénavant de compléter la formation avec d’autres CAP (par exemple chocolatier) ou Certificat de spécialisation (Métiers du tour, Pâtisserie de boutique). Les lycéens, devenus apprentis, pourront continuer leur parcours vers un BTM s’ils le souhaitent.

D’autres chantiers sont en perspective, même si rien n’est engagé à cette heure. Volonté du chef de l’État, un BTS pourrait voir le jour. Savoir travailler avec ses mains et sa tête est une chose. Savoir gérer des finances, du marketing, du management, connaître les tenants et aboutissants du fonctionnement d’une entreprise dans un monde de plus en plus complexe et exigeant en est une autre.

La Confédération saura répondre présente aux sollicitations de l’Éducation nationale lorsque cela sera nécessaire.