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mercredi 14 janvier 2026

L’Édito du président – janvier 2026

L’édito de Laurent Le Daniel, Président de la Confédération nationale des artisans pâtissiers, chocolatiers, confiseurs, glaciers, traiteurs

Pour une reconnaissance

Le début de l’année est le moment d’apporter de bonnes nouvelles. C’est l’occasion, puisque ce nouveau numéro évoque le sujet de la sauvegarde des recettes traditionnelles régionales, un travail que j’ai initié voici plus de deux ans et sur lequel nous œuvrons encore un peu à l’abri des regards. Conscient des dangers qui guettent notre représentation auprès des pouvoirs publics, j’ai pensé que nous pourrions obtenir une reconnaissance qui, dépassant les frontières de l’Hexagone, nous mettrait à l’abri de toute volonté de supprimer notre code APE. C’est ainsi que j’ai proposé à Pierre Hermé d’étudier un projet qui nous permettrait d’obtenir la reconnaissance de notre savoir-faire au patrimoine immatériel de l’Unesco. La réponse de cet éminent chef pâtissier fut immédiate et sans équivoque. Grâce à sa notoriété, nous avons rapidement ouvert des portes et pu commencer à travailler. Nous avons créé l’association Pâtisserie et Patrimoine. La première étape de ce noble projet porte sur l’inscription de notre savoir-faire au patrimoine français. Vous me direz que vous pensiez que c’était déjà le cas. Eh bien non, car aucune demande n’avait jamais été formulée. Le dossier, encore chaud, a été déposé au ministère de la Culture au mois de décembre 2025. Il sera étudié, probablement amendé, et je l’espère validé pour cette inscription nationale. Une première étape pas forcément simple. Nous pourrions en rester là et nous en satisfaire. Mais ce serait mal connaître l’obstination des pâtissiers que nous sommes. Je crois sincèrement que cette reconnaissance mondiale a du sens, tant la pâtisserie est française. Ce volet de notre gastronomie n’a pas d’égal ailleurs. Il faut cependant rester modeste : point de cocorico déplacé qui pourrait, au regard des pays siégeant à l’Unesco, froisser et nous desservir. Nous n’en sommes de toute façon pas encore là. En effet, ce dossier ne verra le jour qu’à condition que la France daigne le présenter à l’Unesco. Là réside la principale difficulté.

Affaire à suivre, en attendant d’autres bonnes nouvelles. Excellente année 2026 à tous !