La période que nous venons de vivre nous aura encore un peu plus marqués que d’habitude, tant ces derniers jours furent inhabituellement chauds. Ce qui était encore, il n’y a pas si longtemps, une situation inédite est en train de s’installer dans nos vies d’une façon plus rapide qu’on nous l’avait prédit.
Ces derniers mois, la consommation est en berne dans notre pays. Et la pâtisserie n’est pas en reste. Pour beaucoup d’entre nous, nous subissons un fléchissement marqué de nos chiffres d’affaires et de nos marges. La fête des Mères, qui fut une fête « clé » dans notre modèle économique quelques années auparavant, est devenue une période très aléatoire, et cela de façon récurrente. Par voie de conséquence, nous devons peut-être nous focaliser sur d’autres activités, d’autres produits à créer et à proposer. Plus que jamais, nous devons nous adapter aux changements, qu’ils concernent notre offre, nos produits ou les prix à pratiquer. Les enjeux sont cruciaux pour notre secteur. Il nous faut trouver le bon angle, le bon produit que nos clients attendent et le juste prix, celui qui ne sera pas dissuasif tout en nous permettant de rester compétitifs.
Je crois beaucoup au sens de l’adaptation des pâtissiers, qui possèdent une rigueur et une précision que l’on ne retrouve pas forcément dans toutes les professions. Il faut voir dans ces évolutions non pas des contraintes, mais des opportunités de nous réinventer, comme nous, pâtissiers, avons toujours su le faire.
Nos traditions, notre créativité exceptionnelle et notre professionnalisme sont autant d’atouts qui nous aideront à relever ces défis.